Un nouveau documentaire exhorte le secteur de la mode durable à ne pas laisser les animaux de côté #497

13/09/2022

Un nouveau documentaire sur l’impact des matériaux d’origine animale utilisés dans la mode vient d’être publiée sur la plateforme de streaming gratuite WaterBear. Coproduit par l’un des réalisateurs de Cowspiracy, le documentaire qui a fait sensation en explorant le lien entre l’industrie de la viande et la crise climatique, Slay suit la réalisatrice Rebecca Cappelli dans sept pays pour suivre les chaînes d’approvisionnement en cuir, fourrure et laine.

Cappelli visite des tanneries en Inde, s’entretient avec des travailleurs migrants en Italie, explore la déforestation en Amazonie brésilienne, visite les marchés de gros de fourrure en Chine et s’introduit dans une ferme en Australie avec des militants pour sauver un agneau orphelin.

Ce documentaire va bien au-delà des droits des animaux. Cappelli s’inscrit dans le débat actuel sur la durabilité et présente un argument selon lequel l’impact social et environnemental des matériaux d’origine animale n’a pas été décrit avec précision. Parmi les experts qui s’expriment dans le documentaire figurent le militant végane Ed Winters, les défenseurs de la durabilité Samata Pattinson, Dana Thomas et Bandana Tewari, ainsi que des représentants des organismes professionnels Fur Europe et Australia Wool Innovation.

« Slay est venu parce que je pense qu’il y a une conversation en cours en ce qui concerne la durabilité et ce que nous faisons à la planète, et aux personnes dans la chaîne d’approvisionnement, mais quand il s’agit des animaux, j’ai senti qu’il y avait un angle mort. Pas seulement les animaux eux-mêmes, mais l’impact que cela a sur la planète et sur les personnes qui travaillent dans la chaîne d’approvisionnement ou qui vivent dans des zones affectées par ces industries. J’ai senti que c’était l’occasion de lancer cette conversation et d’amener les personnes qui se soucient réellement de durabilité et de justice sociale à prendre en compte le traitement éthique des animaux dans l’équation. »

Vous vous êtes concentrée sur la fourrure, le cuir et la laine. Pourquoi avoir choisi ces trois matières ?

Si je regarde mon propre placard et autour de moi, je pense que ce sont les trois matières animales plus utilisées.  Nous avons mené l’enquête dans sept pays, nous avons vérifié la prise en compte des questions relatives aux droits de l’homme, aux droits environnementaux, aux droits des animaux, c’est un champ d’action déjà assez vaste ! Peut-être qu’à l’avenir, nous aurons l’occasion d’approfondir certains sujets qui n’ont pas pu être abordés dans le film, comme les plumes d’autruche, le duvet, le cachemire, l’alpaga ou la soie.

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