Mode durable: le manque d'information, premier frein au développement devant le prix #442

05/07/2022

Les consommateurs français, italiens, allemands, britanniques et américains veulent à 90% s’habiller de façon plus responsable. Une appétence croissante fortement adossée au choix des matières et à la proximité des productions. Mais qui trouve son premier frein non plus dans le prix mais dans le déficit d’information des consommateurs, selon une étude menée par la chaire Première Vision à l’Institut Français de la Mode.

Cette étude a été menée dans les cinq pays via 6.000 consommateurs interrogés en avril dernier. Il en ressort qu’au moment d’acheter des vêtements, le prix demeure le premier critère d’achat en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis, là où c’est la qualité du produit qui l’emporte en Italie et Allemagne. Dans tous les pays, c’est le confort qui se hisse en troisième place, devant la notion de design ou même de marque.

Quid de la consommation d’habillement responsable (matériaux recyclés, production locale…) ? Aux Etats-Unis, 58% des consommateurs interrogés ont acheté un produit de mode durable pour eux-mêmes sur les douze derniers mois, contre 67% pour les pays européens observés, emmenés par l’Italie (78,4%). En termes de budget annuel tourné vers la mode responsable, les montants s’inscrivent à 176,8 euros côté américain, et 189,4 euros pour les Européens, la France fermant la marche avec 160,3 euros.

Interrogés sur les freins à l’achat responsable, la réponse la plus observée est le manque d’informations sur les notions de mode durable. Sauf en Allemagne où c’est la question du prix qui l’emporte. S’ajoute un autre point lié au manque d’information: selon les pays, les consommateurs sont de 27,1% (Allemagne) à 48,5% (Royaume Uni) à ne pas savoir où acheter de l’habillement responsable.
« D’évidence, il y a un gros travail à mener sur l’éducation et l’information du consommateur concernant la mode responsable », pointe le directeur général de Première Vision, Gilles Lasbordes. « Sachant que c’est un problème qui perdure depuis la précédente étude, menée en 2019 ».
➔ Lire la suite de l’article sur Fashion Network