Des vêtements pour "l'apocalypse" : comment la mode se prépare à aux dérèglements climatiques #434

28/06/2022

Des températures négatives, aux incendies de forêt en passant par les sécheresses, les marques de vêtements techniques commencent a s’adapter au climat de demain. 

Comment s’habiller en cas de crise climatique ? Les inondations, les sécheresses, les tempêtes et les vagues de chaleur se multiplient et sont autant de conséquences du changement climatique. Les marques qui opèrent dans des climats imprévisibles peuvent donner quelques leçons à l’industrie sur la façon de concevoir des vêtements durables et adaptés aux conditions météorologiques futures.

Qu’il s’agisse d’inondations sans précédent dans les régions côtières de l’Australie ou de la vague de chaleur mortelle qui a frappé l’Asie du Sud au début de cette année, c’est un fait, les phénomènes météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquents, de plus en plus intenses et se produisent dans des endroits qu’ils ne touchaient habituellement pas. Selon le rapport State of the Global Climate (2021) de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) des Nations unies, les années 2015 à 2021 ont été les sept années les plus chaudes jamais enregistrées. La ville de Lytton, en Colombie-Britannique, a atteint des sommets avec 49,6 °C le 29 juin 2021, battant le précédent record national canadien de 46,6 °C. Des incendies de forêt ont éclaté le lendemain. Le 16 février de cette année, Oklahoma City a atteint -25,6 °C et Dallas -18,9 °C, les températures les plus basses jamais enregistrées depuis 1899 et 1949.  L’OMM prévoit que l’année 2022 sera marquée par des précipitations supérieures à la moyenne en Asie du Sud-Est et en Australasie, et par une saison des ouragans extrême dans l’Atlantique. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) estime que l’activité humaine en est responsable.

Les marques de vêtements techniques doivent donc relever deux défis, souvent opposés : concevoir des vêtements adaptés aux événements climatiques imprévisibles et extrêmes de demain, sans accroître leur impact sur l’environnement en recourant à des matériaux synthétiques et à des produits chimiques. Il y a aussi une question existentielle : à quoi servent ces vêtements ? Concevoir des produits d’habillement pour des conditions extrêmes signifie privilégier la fonction à la forme, mais le comportement des consommateurs suggère que les deux sont nécessaires. La tendance « gorpcore » stimule les ventes de vêtements techniques. C’est le cas même dans les climats plus stables ou doux, les marques s’attachant à trouver des tissus et des finitions durables, à accroitre la durabilité et la circularité, et à créer des vêtements multifonctionnels qui peuvent être portés tous les jours, mais aussi s’adapter aux conditions extrêmes si elles se présentent.

Des matériaux plus responsables

Alors que les fortes pluies et les inondations deviennent plus fréquentes, trouver des alternatives durables et performantes à l’imperméabilisation traditionnelle est une priorité. De nombreuses marques éliminent progressivement les produits chimiques perfluorés (PFAS) utilisés pour les finitions antitaches et hydrofuges. Également connus sous le nom de « produits chimiques éternels », les PFAS sont très présents dans les vêtements performants, mais ils ont suscité des critiques en raison des dommages qu’ils causent à l’environnement et des dangers présumés pour la santé humaine. Les scientifiques condamnent de plus en plus leur utilisation à travers les emballages alimentaires, les meubles, la mode et la beauté.

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